Tous les articles par La rédaction

V. DÉTHIOLLAZ-A. GENÊT-G. SCHIBLER du 16/9 au 30/10

 

Véronique DÉTHIOLLAZ

Série Le Cercle de Craie

Tracer une ligne, la courber, l’arrondir. Faire cercle.
Fermer. Entourer. Enclore.
À partir de ce geste, il y a dedans et dehors.
C’est simple. Tragique ou rassurant. Cercle-refuge, cercle-prison.
C’est tout cela, mon Cercle de craie.
Un cercle de craie rouge dans un désert, où des petites personnes cheminent, errent, fuient, s’effondrent… mais dansent aussi quelquefois.
Des petites personnes qui attendent leur Azdak* sous un ciel parfois plombé, parfois clair.

* Le personnage du juge dans « Le cercle de craie caucasien » de Bertolt Brecht

* * *

Série Voyageurs en rond

Ces Voyageurs en rond transportent leur fardeau d’exil sur la bordure du chemin. Ils se balancent, ils nous regardent. Vont-ils rester dans le cercle et tourner en boucle, revenant sans cesse sur leur pas ? Ou vont-ils préférer le vertige, franchir cette lisière pour plonger dans le vide ?

* * *

Série Trois bulles d’enfance

Trois bulles d’enfance
Jouer avec un cerceau, jouer du tambour, se balancer… Habiter sa mémoire à en perdre la boule.
https://veroniquedethiollaz.ch/

 

Annette GENÊT

La ligne circulaire ?


Une ligne floue ou irrégulière, parfois invisible, mais bien présente. C’est en son centre que, d’instinct, j’ai choisi de me situer par rapport au thème de l’exposition. 
Mon tempérament m’inclinant à l’exploration, cette ligne imaginaire ou même parfois bien réelle peut m’inspirer une idée d’encerclement, de privation de liberté, mais elle peut aussi, au contraire, me donner un sentiment de protection ou d’appartenance. Si d’aventure je me trouve en difficulté hors du cercle, je peux souhaiter ardemment m’y réfugier.
Le monde dans lequel nous vivons me paraît particulièrement inquiétant et les images qui ont surgi en moi se rapportent à la plus grande vulnérabilité de la vie, celle d’une étape qui nécessite une extrême attention pour parvenir à maturité. Par analogie avec tout ce qui est à son commencement et ne peut voir le jour sans une protection attentive, le nid s’est imposé à moi.
Ne cherchez pas de réalisme biologique dans ces œuvres, car il n’y en a pas. Mon souhait est que ces images évoquent la douceur d’une famille attentionnée, quelle qu’en soit la fragile espèce.
https://www.odexpo.com/profil-artiste.asp?id=4109

 

Guy SCHIBLER

La chasse au cercle

Exercice 1 (tirages sur papier) :
Par la photographie, montrer l’omniprésence de la forme circulaire dans le monde, produite aussi bien par la nature que par la main de l’homme. Au hasard des choses et des noms se constitue le début d’une liste infinie : (par ordre alphabétique) ampoule, anneau, arceau, assiette, auréole, ballon, bidon, bobine, bouée, boule, carrousel, cône, couronne, cuve, entonnoir, encyclie, feuille, flacon, fleur, fruit, horloge, jarre, lune, lustre, marmite, montre, meule, nid, oculus, œil, orbite, parapluie, poêle, puits, roue, rouleau, section, socle, soleil, spirale, table, tambour, tipi, tonneau, trou, tube, ventre, verre, volant, yourte… Chaque élément de cette liste apporte sa pierre à une « rêverie du cercle ».

Exercice 2 (diaporama sur tablette) :
Choisir un endroit que l’on aime (ici, ce sera Sa Granja, un musée de Majorque consacré aux traditions populaires de l’île). Partir à la chasse, traquer les formes circulaires. Et confirmer ce que l’on savait : elles sont partout et leur variété est extraordinaire.
https://guyschibler.ch/

 







Eric TISSIER- Jean-Philippe BOLLE 11/8 au 11/9/22

 

Éric TISSIER

Techniquement mon travail consiste à créer des formes géométriques abstraites dans lesquelles interviennent des éléments simples : cercle, triangle, carré.
Dans la calligraphie japonaise, on pourra y reconnaître l’eau, la terre et le feu.
On est pris dans un double regard : réductionniste attaché au détail et holistique dans l’appréhension d’un tout.
Le choix des matériaux , bois, toile et acier se fait en fonction de la taille et de l’inspiration.
Ces compositions émanent d’une métaphore spaciale et graphique.
Le choix d’utiliser des symboles abstraits (glyphes) amène à donner une existence concrète à de nombreux mondes et rythmes invisibles.
www.erictissier.com

 

Jean-Philippe BOLLE

        parler de soi
        un nuage
        le pourrait-il ?
Poème chinois

 





 

CROCHARD V.-DE ROOVER M. du 7/7 au 7/8/22

 

 

Vincent CROCHARD

Installé à la Mouille dans le Jura, Vincent Crochard confectionne ses drôles de créatures, expérimentant sans cesse de nouvelles techniques et divers matériaux.
Il extériorise ses émotions sous la forme d’une création organique, accouchant pour ainsi dire des organismes qui habitent son imaginaire.

Vincent Crochard est un autodidacte, les premiers artistes à l’avoir nourri dans sa création sont des artistes musiciens avec un univers visuel riche tels que Björk, Goldfrapp, Serge Gainsbourg ou Mylène Farmer, et il a en parallèle développé une passion pour le cinéma, la science-fiction avec Hayao Miyazaki, Tim Burton… mais aussi des réalisateurs plus conceptuels tels que Krzysztof Kieslowski, Andrei Tarkovski, Stanley Kubrick, Wim Wenders ou David Lynch.

Sa découverte de l’art brut a également été une grande influence pour lui notamment par sa spontanéité, ainsi que la liberté des artistes dans leurs créations.

Sa passion pour les sciences naturelles l’a amené à faire des études de biologie et à se former en taxidermie. Cela a été un émerveillement pour lui de découvrir la richesse de la nature de part ses études. C’est à tout cela qu’il doit aujourd’hui son univers entre biologie et science-fiction.
http://www.bizart-bizart.com/vincent-crochard/

 

Marc de ROOVER 

Abstraction animiste

Marc de Roover est avant tout quelqu’un qui réalise de grandes installations en bois, dans le paysage. Ces grandes sculptures sont précédées d’études, l’endroit où elles seront placées est minutieusement examiné, elles sont réfléchies, calculées et des maquettes sont faites. Le concept de création vient avant la réalisation. Et ce concept est réalisé strictement et méticuleusement.

Avec les assemblages et les collages, il y a certainement plus de liberté dans le jeu. Concept et réalisation vont de pair. Mais les exigences sont tout aussi strictes que pour les grands projets sculpturaux. Chaque ligne, chaque clé de couleur, chaque élément doit contribuer. Rien pour rien. Il y a certainement de la place pour la coïncidence, mais chaque coïncidence est pesée, soigneusement et rigoureusement jugée avant d’être autorisée à jouer le jeu.

« Abstraction animiste ». Les formes ne représentent rien, mais sont chargées d’énergies presque corporelles, évoquant  attraction et répulsion, amour et haine, coups et caresses, chute et fuite, concentration et expansion… en équilibriste, dansant sur une ligne harmonieuse.

La série d’assemblages est faite entre 2000 et 2016. Il s’agît de sculptures minuscules et minimalistes, assemblées de petits riens trouvés n’importe où, source riche d’étonnement. Elles sont présentées dans des boîtes en bois, avec passe-partout. 

La série de collages, également présentés avec passe-partout, est plus récente, elle a commencé avec le premier confinement et elle continue à élargir. Ce sont des segments de photos de journal collés sur du papier de dessin, protégé par un vernis mat anti UV.

La technique de l’assemblage permet de réduire, d’enlever à fin de sauvegarder l’essentiel.

La technique du collage oblige à ajouter à fin de trouver le meilleur équilibre.

Aussi bien les assemblages que les collages sont faits dans la marge des grands projets mais gagnent en importance dans la vie de l’artiste.

Ozenay, le 19 mai 2022
https://marcderoover.eu

 







FONTANA L. D.-SONG Xiaojun du 2/6 au 3/7/2022

 

Xiaojun SONG

Pour cette exposition, la plupart de mes pièces sont des créations récentes. Je traçais, je trace, je tracerai les instants pour que le temps s’arrête sur le papier. Je les appelle « Méditation » – ma façon de méditer. Cette série « Méditation » est le reflet de ma pensée sur la vie, composée de gestes inlassablement répétés. Du matin au soir, comme de la naissance à la mort, tout n’est fondamentalement que répétition d’un même cycle. Quel que soit le sens que nous leur donnons, toutes les choses que nous faisons nous amènent irrémédiablement au bout de notre vie. Le mouvement du trait est semblable à celle-ci, il se présente comme un départ vide de sens. Il vient de nulle part pour aller nulle part. Il est à la fois sa cause et son effet. À l’instar du principe de genèse taoïste, le premier trait engendre le second, puis le troisième et enfin la totalité de la composition. La raison d’être du trait n’est pas ailleurs que dans l’engendrement successif et répété des autres, lorsque le principe pictural du geste s’efface peu à peu pour devenir pleinement méditatif.

https://xiaojunsong.net/

 

Laurent Dominique FONTANA

L’immobilité

De la fenêtre de la Galerie, le Rhône dans toute sa force et son ampleur, changeant au gré des orages et des sécheresses, miroir du temps. Le temps qui s’en va.

Les sculptures : figures noires, dressées, immobiles, la peau brulée. Les corps comme des arbres sur la grève, dont l’écorce décrirait le «livre des épreuves» : 
les fortes crues aux eaux chargées de débris, d’épaves, de branches. 

À l’image du monde des hommes, la matière noire traduit la vie comme un arbre ravagé par le temps.

https://laurentdominiquefontana.ch/

 





Ghost Tales-C. BAYENET-C. GLASSEY-U.RICHTER du 20/4 au 29/5/22

 

Carmen CALDAREA BAYENET

La création artistique a d’abord été pour moi le lieu d’un rapport quasi charnel entre la nature et le divin. J’ai consacré de nombreuses années à des créations qui s’inspirent de peintures religieuses traditionnelles de Transylvanie, dans lesquelles Jésus et les saints prennent place au milieu de décors ruraux, entourés d’arbres, de fleurs et de vignes. Petit à petit, la tradition a cédé le pas à des œuvres de plus en plus autonomes, qui posent des questions à la manière des postmodernistes, et tentent de redéfinir le lien entre l’humain (l’artiste), la nature (le corps), le divin (l’idéal). Mon travail est à la croisée des chemins entre un profond enracinement dans la tradition, et une remise en question permanente de celle-ci.

https://c-carmen-b.ch/

 

Catherine GLASSEY

Je pratique le moulage depuis de nombreuses années. Le fait de «saisir le vif » en reproduisant des fragments de corps ou d’objets et de les recombiner autrement, me permet de questionner le réel, de poser un regard différent sur les choses.

« Il n’y a pas qu’une seule réalité. Il existe plusieurs réalités. Il n’y a pas qu’un seul monde. Il y en a plusieurs, et ils existent tous parallèlement les uns aux autres, mondes et anti mondes, mondes et mondes fantômes, et chacun d’entre eux est rêvé ou imaginé ou écrit par un habitant d’un autre monde. Chaque monde est la création d’un esprit ».

Seul dans le noir de Paul Auster

 

Uta RICHTER

Uta Richter est une artiste berlinoise qui vit et travaille à Genève. Dans ses œuvres, elle se tourne vers le passé pour traquer la nature humaine.

La série « Berlin Ghost Stories » suit cette logique. Ce sont des assemblages dessinés et collés sur le fond sérigraphié du paysage industriel aujourd’hui démoli de Berlin-Treptow.

L’artiste aborde les actes d’équilibriste entre opportunités manquées et vécues, amour de la vie et violence, utopie et nostalgie, individualité et norme.

À partir de ces zones de tension, une perception dialectique de sa propre histoire veut s’ouvrir au regard du spectateur.

http://uta-richter.net/Texte/france/startf.html

VITRINES-BERNACHOT C.-GUYOT J.-MEYLAN É.-PERIER A.-PÉRY F.-SCHIBLER G. du 4/3 au 17/4/22

 

VITRINES

Claude BERNACHOT

Je fais de la « street photography », de la « photographie de rue ».
Je photographie les gens dans leur environnement. Par sa composition, le photographe organise le chaos, structure l’espace.
Il ne doit pas porter son attention uniquement sur la ou les personnes photographiées, mais aussi sur ce qui se passe derrière ou devant elles.
Ici, sans être le sujet principal de la photographie, les vitrines et leurs surfaces vitrées, utilisées comme arrière-plans, premiers plans, motifs ou par ce qu’elles reflètent, sont un élément important dans l’organisation de l’image.
Dans les diptyques, le photographe va chercher à mettre en relation, entre deux images, des éléments – formes, gestes, couleurs – qui vont tisser entre elles des correspondances, créer des résonances et qui, d’un bord à l’autre du cadre, vont se faire écho.

 

Jacques GUYOT

Le travail proposé pour cette exposition « Vitrine » est basé sur quatre photographies qui sont prises à travers une vitre donc « Vitre In ». Dans ce cadre vient s’inviter une autre œuvre photographique en rapport avec la photo. 
Cette oeuvre photographique est un cyanotype (Herschel 1842).
Ce procédé permet d’obtenir un négatif sans appareil de photo, avec des pauses longues de trente minutes et une source d’ultra-violet (Soleil). Le développement se fait avec de l’eau.
Les techniques photographiques numériques sophistiquées invitent la simplicité du procédé du cyanotype et, par là même, créent une vitrine virtuelle pour ces œuvres bleu Prusse.

 

Éric MEYLAN

Pour cette exposition sur le thème des vitrines, j’imaginais, au départ, des prises de vues à l’intérieur des commerces, avec des client(e)s, car je voulais qu’il y ait de la vie dans ces images.
Devant les évidentes difficultés de réaliser cette idée et l’arrivée du Covid, j’ai modifié mon approche : dans chacun des commerces visités, j’ai demandé au vendeur ou à la vendeuse présent(e)s de se placer devant sa vitrine et de cacher son visage (Covid oblige ! ) avec un objet prélevé dans son étalage.
Les photos, en plan large, montrent aussi bien les vitrines que les humains dans cette période si particulière.

 

Aline PÉRIER

Y a-t-il une vie après les vitrines ?
Elles sont belles, longues et parfaites.
Elles portent dans les vitrines tous objets de désir, robe, tailleur, chapeau, sac à main.
Plus qu’être à la mode, elles sont La Mode.
Jusqu’au jour où, même si leurs pommettes sont toujours hautaines, leurs yeux faits et leur teint lisse, elles se démodent.
Elles n’ont pas changé, pourtant elles ont vieilli. Ce n’est plus leur tour d’être belles.
Alors c’est la mise au rebut. Nues et démembrées, retirées du circuit, destinées à la casse et soustraites aux regards, il leur reste un dernier passage sur le trottoir avant l’arrivée du camion-benne ou, pour les plus chanceuses, du brocanteur.
Là le temps et l’oubli les effritent, les pâlissent et les blessent. La photographe Aline Perier y voit un parallèle avec nos vies humaines, où la vieillesse aussi peu à peu rend les femmes invisibles.
Et pourtant. En leur apportant sa lumière et son regard, en proposant de nouveau ces beautés idéales d’autrefois à nos yeux soudain ouverts et bienveillants à leurs imperfections, elle leur confère une autre vie.
Alors ce n’est plus de la mode. C’est de l’art. Et sans nul doute, un art de vieillir, et de vivre.
Texte : Sylvie Overnoy

 

Fabienne PÉRY

Quel sujet à explorer en pleine pandémie !
J’ai donc choisi de me mettre en scène dans des vitrines qui racontent 12 mois de confinement, restrictions et replis sur soi.
Heureusement, l’art nous garde une grande liberté et c’est avec enthousiasme que j’ai créé chaque jour une vitrine différente qui exprime ce que j’ai fait pendant une année de pandémie. Une seule fois au théâtre sur toute une saison d’abonnement ! ; la famille en images, les tâches quotidiennes, l’art, des travaux dans la maison, et… Noël.
Toute une année en vitrine !

 

Guy SCHIBLER

Par le mot vitrine, nous entendons ici, banalement, la devanture vitrée d’un local commercial. En quoi la vitrine peut-elle intéresser la photographie ?
La vitrine de magasin, c’est à la fois un cadre dont les quatre bords sont reliés par une vitre et, derrière cette vitre, une élaboration visuelle qui hésite souvent entre le bi- et le tridimensionnel : surface dilatée dans la profondeur ; volume fortement aplani. Un cadre qui délimite un champ, donc. Ou un champ qui remplit un cadre. L’analogie entre vitrine et photographie apparaît immédiatement. Photographier une vitrine, c’est par conséquent produire une mise en abyme : mettre un cadre dans un cadre, un champ dans un champ.
Une vitrine maintient le passant à distance de ce qu’elle montre. C’est pour lui la source d’un certain confort, car il n’est pas obligé d’acheter, il n’est pas obligé d’entrer dans le magasin. On lèche la vitrine, on ne la mange pas. Une vitre est là pour séparer regardeur et regardé ; devant et derrière la vitre, ce n’est pas le même monde. Nous sommes mis en position de spectateurs face à des objets exposés, mis en scène, montrés avec ostentation… Tout cela pourrait être dit aussi de la photographie. 
Comme tout spectacle, la vitrine ne produit de la distance que pour mieux attirer. C’est l’éternel paradoxe de la séduction, ici adapté aux codes du visual marchandising. Dans sa vitrine, par sa vitrine, un magasin fait le beau. Elle est sa parure, son maquillage parfois, une incitation et une invitation à entrer, à aller y voir de plus près, et à acheter ensuite, bien sûr. Fabrique d’illusion et de désir, elle est à la fois appât et promesse. 
Et comme tout spectacle qui finit par nous offrir un miroir de nous-mêmes, il arrive bien souvent qu’une vitrine nous renvoie en reflet notre propre image, que le passant y aperçoive soudain sa propre tête au milieu des choses à vendre. Le voilà flatté d’être intégré à l’image. La vitrine est, comme peut l’être la photographie, un miroir de Narcisse.
Les textes et légendes de cette double série de photographies doivent beaucoup à Sandrine Le Corre et à son ouvrage Esthétique de la vitrine, Paris, L’Harmattan, 2018.







ESAAA-Mémoires de l’eau du 14/1 au 27/2/22

 

Mémoires de l’eau 

L’eau est porteuse de mémoire disait Gaston Bachelard.

Le grand cycle de l’eau marque le temps, les paysages, les matières et les cultures.
Des points les plus hauts jusqu’aux grandes profondeurs, l’eau circule et modèle la géographie, façonne les cultures et les imaginaires.
Le projet d’exposition porte sur les formes, les histoires et la poésie liés à cet élément essentiel.

Quelques axes de recherche ont été explorés lors de la préparation des travaux :

  • les traces sur la matière, cartographies sensibles…
  • l’eau enfouie et retrouvée, les grottes et mers cachées…
  • anthropologies des réseaux, mémoires des fleuves et des rivières, les métiers de l’eau…

Quinze élèves de l’École des Beaux Arts d’Annecy ont travaillé sur ces thèmes et vous en présentent le résultat dans cette exposition.

 




SOLITUDE du 5/11 AU 12/12 2021

 

SOLITUDE

De quelle(s) solitude(s) parle-t-on ?

Si l’on adopte le point de vue du philosophe, la solitude ne serait pas la destination de l’homme, mais plutôt sa condition. Il n’est pas fait pour elle, mais par elle et sa vocation serait plutôt relationnelle. D’où un paradoxe : la solitude semble simultanément être la condition même de l’homme et l’obstacle qu’il doit surmonter pour ne pas succomber à la déréliction.

En dehors de ces réflexions revenons aux solitudes du quotidien. 

Les non choisies, les douloureuses, celle de l’innocent que l’on dit coupable, de la victime affrontant son bourreau, la solitude du mourant ou de l’abandonné… sans oublier celui qui s’ennuie en sa propre compagnie !

En revanche, la solitude choisie peut être délicieuse, comme celle du promeneur enchanté par la beauté du paysage, de l’alpiniste ou du navigateur enivrés d’espace, ou au contraire celles du méditant plongé en lui-même et du lecteur oublieux du monde…

Quelques artistes se sont exprimés sur le pourquoi de leur création et d’autres ont jugé préférable de laisser le spectateur rêver, seul, avec l’image.

 







CASTELLA M.-CURVAT J.-SECHEHAYE C. 17/9 au 31/10/21

 

Maurice CASTELLA

Vit à Genève, membre de Visarte. A étudié à l’école supérieur d’arts visuels à Genève.
Je travaille principalement en noir et blanc en pratiquant la technique de l’encre et du monotype, sur papier et sur bois.
Paysages et végétaux, arbres et germinations… me nourrir de ce que je vois à l’extérieur pour exprimer et dévoiler un peu mon intériorité.

 

Joyce CURVAT

Depuis mon engagement en peinture, je travaille sur la mémoire, l’empreinte, la trace…

Durant les confinements successifs j’ai éprouvé un immense besoin de silence.
En supprimant le superflu, les habitudes et le bruit, ne subsiste alors que le silence et ce qu’il a à nous dire. J’avais compris que les mots étaient utiles à l’action, mais inaptes à traduire la richesse de notre monde intérieur.
Ces mots que je superposais depuis toujours, inlassablement sur ma toile, ont pris une forme et un sens différent. Et j’ai perçu que le langage de l’âme ne peut apparaître que lorsque la parole se tait.
Quotidiennement j’ai inscrit la mémoire du confinement, la mémoire du temps qui passe. Mais petit à petit n’a subsisté que l’unique trace du mot sur le papier. La superposition a disparu comme pour tenter de ne garder que l’essentiel. Et la minutie est devenue nécessaire pour approcher l’invisible.
Ce silence a cohabité avec la lenteur et le rituel de l’atelier.

Grâce à cet ascèse silencieuse j’ai trouvé une forme de liberté.

 

Caroline SECHEHAYE

Plasticienne. Vit et travaille à Genève, membre de Visarte.
Collages, découpages, transformations de la matière, mises en volume… fascinée depuis toujours par le papier, ce matériau occupe une grande place dans mon travail.
« Sur via Rhôna, mémoires de l’eau  »
Inspirée par le Rhône, les découpes pratiquées et les plis imprimés sont gardés en mémoire dans le papier, principalement grâce à l’eau.
La mise en volume de feuilles de papier crée des formes simples et répétées qui peuvent faire penser à des mouvements de vagues desquelles émergent d’étranges poissons-squelettes qui tentent de surnager ou qui, au contraire, semblent figés comme fossilisés dans le papier.

https://caroline-sechehaye.ch




MANGEOT A.-TAVERA M. du 11/8 au 12/9/21

 

Marie TAVERA

Le rêve du cheval

Écrire comme dessiner : pour voir.
L’endroit du regard.
Le moment d’un espace.
Le point aveugle où bouge une vie.
La focale d’un mouvement, d’une mémoire et d’une peau, le buisson d’un dessin, la forêt d’un oubli.

Quatre chevaux de trait : une rencontre. 

Le puissant déploiement de leurs présences, leurs moments de repos et de jeu, l’intimité du quotidien, le sommeil, Le rêve du cheval. Une série que j’ai réalisée sur le terrain et en atelier, dans des formats permettant d’approcher une échelle 1:1, pour peut-être caresser leurs flancs.

http://taveramarie.wixsite.com/site

 

Anne MANGEOT

Jacquie BARRAL

http://anne.mangeot.free.fr/

 



TANNER I.-SCHAUENBERG J.-C. du 7/7 au 8/8/21

 

Isabelle TANNER

Saxifraga

Elle était fine comme l’air, légère comme du papier, fragile comme le cristal, et la voilà casseuse de cailloux. Ce qui était peut-être, ce qui sera un jour, de la lave en fusion, de la pierre qui brûle, qui garde sa matière, qui change de couleur et d’état. De la pierre qu’il faudra bien casser pour connaître son secret. Caché, le sens mais pas la forme, remis l’un sur l’autre, les morceaux même épars se parlent encore, se ressemblent et s’assemblent. Casser des pierres. Une étrange beauté, c’était hier et c’est déjà demain, justement ajusté, une histoire de couleur. Torrents et rivières aussi, ces vues glacées où la révolte gronde, éboulis et fracas. Tout ici parle de nature et de force, de violence faite à la structure du monde, de ce que l’on pourrait en faire, de ce que l’on en fait, de la surprise, de la beauté, de cet agencement qui toujours nous échappe. Le monde, livré à nos pieds, à nos yeux incrédules. La montagne comme un fleuve, une faille arrêtée, la pierre comme une image de notre éternité.

Nicolas RABOUD

https://isabelletanner.ch

 

Jean-Claude SCHAUENBERG

Natures mortes 2021

Comment contempler la nature au XXIe siècle ?
Comment en faire la peinture ?
Un simple bâton rouge et blanc fiché dans un site naturel… et ce paysage ne l’est déjà plus !

N’est-ce pas toujours dans l’excès qu’une réalité accède à sa vérité ?
C’est bien la raison pour laquelle Schauenburg simplifie excessivement.

Michel THÉVOZ  2012

https://www.rts.ch/play/radio/vertigo/audio/schauenberg–un-art-tous-azimuts?id=10437221

 



Brigitte BABEL-Christine CÉLARIER-Jane NORBURY du 2/6 au 4/7/21

 

Brigitte BABEL

Ma peinture se prépare spirituellement et physiquement dans la nature, elle se concrétise sur la toile dans l’atelier.
Mon travail est lent, il se fait par étapes. Choix du format, châssis, nature de la toile, pigments, colle à chaud pour préparer les fonds colorés. Ma peinture commence déjà là.
Puis je procède par couches successives. Une largement posée puis les autres en fines touches de couleur.
À un moment précis je sens une vibration spéciale: mon travail est alors terminé. Ma peinture est habitée.
Elle ne m’appartient plus. 

www.brigittebabel.ch                      

 

Christine CÉLARIER

Bien que sculpteure, j’ai toujours dessiné. Le dessin n’est pas seulement le projet, il est aussi le sujet. Le dessin prévaut dans mes travaux récents, et chacun d’entre eux comprend la mémoire du geste sculptural et questionne les savoir-faire, la technique et les accidents. La série est une nécessité au sein de laquelle se forme une suite de paradoxes, le même et l’autre, la disparition et la renaissance, la similitude et l’écart: des couples contraires interrogeant les conditions même de l’apparaître.    

www.christine-celarier.com                      

 

Jane NORBURY

Ces récents travaux questionnent d’une manière tout aussi fondamentale la matière et l’équilibre. Ces sculptures s’inspirent des formes les plus primitives de la vie, tubes et nodules organiques ou boules, en terre brune cuits en réduction, ou en oxydation, déformés par pression comme par l’effet d’une forte apesanteur, parfois figés dans un mouvement de torsion ou de convulsion, comme fossilisés.

Il se dégage de cet ensemble une étrange atmosphère poétique, un questionnement sur l’origine de la vie qui laisse une place prépondérante au mouvement, à la tension de la matière et à la beauté naturelle d’une terre travaillée dans toute sa matérialité, sa dimension plastique et soumise à la rigueur d’une cuisson réductrice qui en révèle l’archaïque et sombre beauté. 

 Eric Pierre MOINET,  historien de l’art

www.janenorbury.com                      www.instagram.com/janenorbury2

 


Carmen BAYENET-Catherine GLASSEY-Uta RICHTER 28/4 au 30/5/21

 

«  Il n’y a pas qu’une seule réalité. Il existe plusieurs réalités. Il n’y a pas qu’un seul monde. Il y en a plusieurs, et ils existent tous parallèlement les uns aux autres, mondes et anti mondes, mondes et mondes fantômes, et chacun d’entre eux est rêvé ou imaginé ou écrit par un habitant d’un autre monde. Chaque monde est la création d’un esprit. »

  Extrait de « Seul dans le noir » de Paul AUSTER

 

Catherine GLASSEY

Je pratique le moulage depuis de nombreuses années. Le fait de «saisir le vif» en reproduisant des fragments de corps ou d’objets et de les recombiner autrement, me permet de questionner le réel, de poser un regard différent sur les choses.

 

Photo-Amandine ANDRÉ-Frédérique DIGUET-Jacques GUYOT 12/3 au 25/4/21

 

Amandine ANDRÉ

Issue d’une famille d’artistes valorisant la liberté de penser, j’ai décidé de m’exprimer à travers la photographie, artistique ou engagée, pourvu que je ne laisse pas indifférent…
Mon fil rouge : l’inspiration du moment, la capture d’un instant.

Le monde s’anime autour de vous si vous prenez le temps de le contempler.À travers mes photos, j’essaye de transmettre ma propre vision de ce qui nous entoure.
Happée, hypnotisée par les couleurs et les lignes, je capte ces instants furtifs.
La couleur est le maître mot de cette série aux multiples facettes. Inspirée par l’éclatante énergie des femmes, tantôt aux lignes souples et glamour, tantôt complètement dépassées par la multitude des rôles qui leur incombent, elles sont toujours source d’audace et de créativité !

Frédérique DIGUET

Photos coup de cœur
Au hasard d’une promenade environnement et nature se présente une ambiance que je m’approprie par pur plaisir sans artifice.

Jacques GUYOT



L’essentiel pour moi dans ma pratique photographique est « de montrer à voir ». Je n’ai pas de style particulier, de sujet de prédilection. Tout ce qui se présente à mes yeux est possible pour autant qu’il suscite un intérêt. Le banal peut devenir ainsi extraordinaire.
J’aime utiliser différentes techniques photographiques, de l’argentique au numérique. Chacune possédant ses charmes et ses limites. J’aime les grands formats qui permettent de se plonger dans l’image. J’aime les tirages sur beaux papiers avec des encres à l’épreuve du temps. J’aime ce long chemin qui commence avec le « clic » du déclenchement et se termine avec l’image installée dans le cadre.


Collège du Mont des Princes-2021-Phote d’identité du 04/02 au 07/03

 

Cette dernière exposition des élèves de troisième du collège du Mont des Princes à la galerie du Pont des Z’Arts revisite le thème du portrait qui avait été abordé par les mêmes élèves en sixième. Ce ne sont plus des autoportraits peints avec des épices que vous pourrez voir à la galerie mais, entre autre, des vidéos créées à partir de personnages en carton, photographiés et animés à l’aide de logiciels.

L’année dernière, l’artiste Joseph LOMBARDI nous avait accompagnés tout au long du projet pour créer et envahir l’espace public ainsi que la Galerie de nos graffs sur le réchauffement climatique ; cette année, c’est l’artiste Micky PFAU qui a co-construit ce projet.

Sa première intervention a permis aux élèves de se détacher de l’intention de réalisme quant à la pratique graphique du portrait. Les élèves ont exploré des techniques d’automatisme pour dessiner (les yeux fermés, de la main gauche…) l’objectif étant de se soucier plus de l’expression que de la ressemblance.
Les élèves sont ensuite passé au volume en partant d’un carton d’emballage mouillé dont on retirait la première «peau». Cette peau était ensuite froissée, découpée, posée sur des boules de papier pour créer des reliefs… L’élève devait être attentif aux étapes de transformation de ces reliefs pour laisser apparaître un visage et ainsi préciser ses intentions d’expressions.
Ce visage était ensuite augmenté d’un torse pour souligner sa personnalité (posture du corps, vêtement…) ainsi que d’un fond pour finir par le photographier. Cette photographie, introduite dans un logiciel (Photospeak) permettait de faire «parler» ce personnage ou plus précisément d’inventer un nouveau langage pour créer une ambiance sonore dans l’intention d’amplifier l’expression et la personnalité de leur création :   https://youtu.be/-BpG2pT770Y

Micky PFAU exposera aussi ses créations, résultats d‘expériences faites au préalable pour tester ses demandes auprès des élèves.

Nous vous espérons nombreux à visiter cette exposition pour soutenir les travaux des élèves et ainsi apporter le témoignage de votre attachement aux pratiques culturelles essentielles.

Anne PUJOL, professeur d’arts plastiques au collège du Mont des Princes.

 








Ardep Aix-les-Bains 8/1 au 31/1/2021

 

Flore BELIN

Le support que j’utilise m’oriente, c’est Le déclencheur de mon travail. Je le prépare avec attention, le posant sur la paroi, le tissu, un papier ou toile cirée, toujours non tendu.
Mon motif appartient à un registre de formes récurrentes liées à la représentation d’une maison. Les structures ainsi produites habitent la toile. Je joue à l’instinct les épaisseurs. Je cherche à forcer le matériau, à vaincre ses résistances.

Catherine COSNELLE

Les objets s’imposent à mon imagination. Je les rends visibles. Je les décale. Je les expose comme objets d’art. Je les mets en scène. Ils interrogent par eux-mêmes, par leur simple présence revisitée.

Alexandra CUSEY

Dans ma pratique il y a une descente dans l’intimité, un rapport physique, sensoriel, sensuel très fort avec les matières, le papier, les outils, l’eau, les pigments. Il y a les restes des jubilations enfantines à patouiller, éclabousser. Oser, essayer, s’aventurer pour explorer, provoquer un accident sans gravité rien que pour voir.
Et la fascination intacte de regarder l’eau, l’encre s’interpénétrer. Entendre le bruit de la trace.

Christine ORGEBIN

Ces dessins font partie d’une série « BOIS NOIRS » où l’arbre est le principal sujet.
Pour cette exposition je présente des grands formats (100×150 cm). Dans cette dimension, je pénètre dans le bois ; c’est une immersion parmi les troncs. J’aime cette sensation de faire corps avec le dessin, de faire partie d’un tout et ainsi de rendre hommage à l’arbre si vital et essentiel pour l’humain.

 


Chapeau ! Collective 4/12 au 20/12/2020

 

C’est le plus beau jour de ma vie
J’ai retrouvé mon chapeau
Dernier étage de ma coquetterie
C’est le soulier de mon cerveau
Certains
Vont à la chasse à courre
Bien d’autres à la chasse aux félins
D’autres à la chasse aux humains
Moi je cherche mon galurin
Mon chapeau des jours anciens
Sans lui
Sans lui
J’ai peur que ma tête s’enfuie
Et s’égarent mes esprits.

Extrait de la chanson de Guy Béart « Le chapeau »

 





 

M. Bertino-V. Déthiollaz-P. Liengme 18/9 au 1/11/20

Marco BERTINO

Je grave avec des techniques directes parce que graver avec mes ongles n’est pas possible. Le burin, la pointe ou le berceau deviennent le prolongement de mes mains et tout outil me permettant de modifier l’angoissante surface polie de la plaque de cuivre vierge est bienvenu. Ce qu’il faut c’est creuser, déplacer, enlever du cuivre pour que l’encre puisse s’installer dans ces blessures et rendre l’image. Le vertige de la taille né d’une multiplicité d’idées qui s’entrechoquent et les hallucinations provoquées par un travail assidu, tous ces délires concourent à la réalisation de ce tissu de lignes et de points apparemment si bien organisés.

J’utilise peu la couleur, ce sont comme de petites escapades dans des lieux inexplorés. Je suis convaincu que le noir contient en lui toute la richesse et la subtilité, dépassant largement les exigences les plus extrêmes.

Exprimer le mieux possible ce qui se trouve au-delà du visuel est pour moi la question primordiale. Je vois très bien un observateur d’une de mes estampes faire un voyage imaginaire très personnel vers des rivages qui ne sont pas les miens.

Je suis graveur, ce qui ne m’empêche pas de sculpter, peindre, dessiner ou jouer d’un instrument. Je parle… mais en définitive, comme dit Georges Haldas «  il n’y a que le faire qui nous situe ».

 

Pascal LIENGME

Empreintes de cimes, de fossiles, de chrysalides.

Cette continuité de mes réalisations poursuit une émotion de lecture de paysages, de métamorphoses et de traces du temps, cette fois-ci occupant l’espace comme en apesanteur.

http://pascal-liengme.ch

Véronique DÉTHIOLLAZ

Je dessine. C’est sur le papier que viennent les choses. Des broussailles, des chemins, des mers, des jetées, des nuages. Pour cette exposition, j’ai retrouvé le pastel sec, sa poudre envahissante, son crissement, mais sa volupté surtout. Et la couleur. Après une période de grands dessins au crayon gris, les espaces vides, les visions mélancoliques, j’ai eu envie de douceur, de paysages plus sereins qui entraînent l’œil vers l’horizon. Pour un espoir. Même sous le ciel d’orage, une lueur.

https://veroniquedethiollaz.ch

 

A. Baumgartner-M. Fulpius 12/8 au 13/9/2020

 

 

« Correspondances » est un titre d’exposition un peu énigmatique pour qui s’arrêterait aux supports, aux formats ou aux couleurs des œuvres présentées. Mais, selon l’adage, comparaison n’est pas raison, aussi, ce titre relève plus une caractéristique commune au mode opératoire des deux artistes, que d’une similitude des œuvres exposées.

Alexandre BAUMGARTNER

Ce projet d’exposition conçu comme une chambre d’écho d’un monde mental, invite le visiteur à découvrir les dessins numériques d’un artiste singulier qui a choisi l’outil informatique, débarrassé de ses effets spéciaux et autres facilités logicielles, pour faire advenir sa créativité. 

Le visiteur découvrira également une sélection de dessins issus d’une production quotidienne d’œuvres puissantes et colorées, réalisées par juxtapositions de signes, de traits ou de taches colorées. Qu’ils soient magnifiés en grands formats, édités sur papier ou vidéo-projetés, ses dessins s’inscrivent dans la dimension artistique actuelle et sont une composante de la nouvelle esthétique. En intercesseur entre sa main et sa pensée, Alexandre Baumgartner réinvente quotidiennement ses gestes graphiques et il poursuit ainsi son dessein dans un long mouvement inachevé qui fait œuvre.

http://www.alexandrebaumgartner.com

Mireille FULPIUS

Bien que ses spectaculaires constructions paysagères identifient fortement son œuvre, Mireille Fulpius a depuis le début de son activité plasticienne, une pratique libre, variée et prolifique. Elle se réinvente en permanence et passe selon son envie, d’un médium à l’autre,  métal, bois, papier… tout l’intéresse. Mireille Fulpius s’exprime hors les mots et réalise à sa façon une œuvre originale et authentique.

Ici, elle présente des œuvres récentes sur papier et bois noirci.

http://www.mireillefulpius.com