Archives par mot-clé : Galerie Seyssel

Myriam RIBON-Audrey STEINER 30/1/26 au 8/3/26



Myriam RIBON

Myriam est diplômée des Beaux-Arts de Grenoble, ville dont elle est originaire. Son médium principal est le dessin numérique, un support qui lui permet d’explorer des styles et des univers variés.

Elle s’appuie sur des photos, des images trouvées sur internet ainsi que de ses propres croquis. Son travail propose un catalogue d’ambiances multiples et colorées avec des références au cinéma, aux livres et à la musique, tout en laissant aux spectateurs et spectatrices la liberté d’interpréter chaque dessin. Elle explore des émotions telles que la solitude, l’absurde et l’errance avec parfois une touche d’humour, dans une dynamique de prolifération.

 

Audrey STEINER

Artiste plasticienne, base sa démarche sur la réutilisation de matériaux industriels pour explorer la relation entre matière et perception. Elle récupère des blocs de polyéthylène destinés au recyclage, dont les formes aléatoires et les mélanges de couleurs uniques deviennent la source de ses sculptures appelées « artblocks ». Son processus artistique interroge la matière en la transformant pour rendre visible l’invisible. Ces blocs, une fois manipulés ou associés dans des compositions comme des cairns ou des séries telles que « Mirage » et « Rorschach revisité », invitent à une interprétation personnelle du spectateur. Audrey Steiner joue également avec le phénomène de paréidolie, où des images familières émergent des formes abstraites. Sa démarche s’inscrit dans une réflexion écologique et esthétique, valorisant le contraste entre densité matérielle et sensualité visuelle.

https://www.audreysteiner.com

 instagram.com/audreysteinerart

Cinéma 2026

 

Chères amies, chers amis,

Comme l’année dernière, cette année 2026 débute avec un cycle de cinéma et conférence consacré à l’art et aux artistes. Ces rencontres seront suivies d’une discussion autour des films, œuvres et artistes présentés.

LA FRATERNELLE, histoire(s) d’une Maison du Peuple, un film de Bernard Boespflug 

Issue d’un cercle ouvrier, créé à Saint-Claude à la fin des années 1870 puis transformé en coopérative d’alimentation en 1881, La Fraternelle se distingue radicalement des autres coopératives par ses statuts de 1899, en grande partie dus au socialiste Henri Ponard. Ceux-ci prévoient que les bénéfices seront intégralement reversés à une caisse sociale permettant la mise en place de services de prévoyance, de secours, de retraite et d’entraide avec les autres coopératives.

Héritière d’une utopie réalisée, La fraternelle est aujourd’hui un véritable espace culturel pluridisciplinaire qui fait revivre depuis plus de 40 ans cet imposant édifice de 4000 m2, classé à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Ainsi, aujourd’hui, la Maison du Peuple c’est :

  • un cinéma avec 3 salles classées art & essai dont un théâtre ;
  • un café associatif ;
  • un espace dédié aux arts plastiques né de l’ancienne imprimerie typographique de la Maison du Peuple ;
  • des logements privés ;
  • des logements dédiés aux artistes accueillis ;
  • un fonds d’archives d’entreprises coopératives et mutuelles, syndicales, de groupements politiques ou d’associations culturelles et sportives ;
  • une exposition permanente retraçant un siècle d’histoire ouvrière ;
  • des espaces d’expositions temporaires ;
  • deux locaux de répétition, dont un studio d’enregistrement ;
  • la salle Ponard, lieu de réunion et de formation ;
  • une boutique et une artothèque.

Elle conduit une action de diffusion et de création culturelle dont le rayonnement dépasse largement le cadre local. Forte de plus de 400 adhérents, 40 bénévoles et 15 salariés, elle noue des relations de plus en plus larges et des partenariats de plus en plus nombreux.

https://www.maisondupeuple.fr

Commenté par Alain Mélo, historien, archiviste et archéologue reconnu pour son expertise dans la valorisation du patrimoine historique. Il est diplômé de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. 

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Ernest LUGUET, le « Mozart paysan » savoyard tombé dans l’oubli 

Né à Saint-Pierre-de-Curtille (en Chautagne) en 1897 dans une famille paysanne, Ernest Luguet est un artiste complet et autodidacte. Fondateur de la Compagnie du Sarto, membre de l’Académie de Savoie, auteur du recueil d’histoires du terroir « Fanfiournes et Pimprenelles », il fut aussi un talentueux compositeur classique.

Après de brillantes études littéraires au collège de Rumilly, brutalement interrompues par la Grande Guerre, il perfectionne sa technique musicale à l’Ecole Normale de Musique de Paris (Alfred CORTOT), suivant notamment les cours de Nadia BOULANGER. À la fin des années 1930, il se lie d’amitié avec Nestor LEJEUNE – Directeur de la Schola Cantorum –  Son talent est ensuite repéré par plusieurs de ses contemporains, qui dirigent bientôt ses grandes œuvres lyriques et symphoniques.

Présenté et commenté par Lionel Berthet, auteur compositeur et président de la jeune association Musics Trans’Generations, la conférence sera illustrée de quelques morceaux musicaux interprétés par le talentueux pianiste Pascal Gallet.

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Le Grand Bal – film documentaire de Laetitia CARTON – 2018

Diplômée des Beaux Arts de Clermont Ferrand, Laetitia Carton après plusieurs expositions dès la sortie de l’École, rencontre le documentaire de création lors de son post-diplôme à l’École d’art de Lyon et suit le Master de réalisation documentaire de Lussas. Son film « Le Grand Bal » a réuni des milliers de spectateurs en France après une sélection officielle au Festival de Cannes. Ce film a été nommé pour le César du meilleur documentaire en 2019.

C’est l’histoire d’un bal. D’un grand bal. Chaque été, plus de deux mille personnes affluent de toute l’Europe dans un coin de campagne française. Pendant 7 jours et 8 nuits, ils dansent encore et encore, perdent la notion du temps, bravent leurs fatigues et leurs corps. Ça tourne, ça rit, ça virevolte, ça pleure, ça chante. Et la vie pulse.

Viviane Héritier est musicienne, professeur de musique et avec son petit groupe, joue régulièrement de la « musique Trad » un peu partout en France. À l’issue de la projection elle vous propose un mini-bal pour illustrer la soirée.

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Poésie spectaculaire autour de l’œuvre du poète André Martel dit « Le Martelandre » 

André Martel (1893-1976) est l’inventeur du Paralloïdre. Après une carrière doublement académique en tant que professeur de français et secrétaire de l’Académie du Var ; passée à manier la langue française dans la plus grande rigueur, une crise survient. C’est la seconde guerre mondiale qui ravive les traumatismes qu’il vécut durant la première pour laquelle il a été mobilisé. Au seuil des années 50, bien que déjà poète, il décide de faire sa révolution littéraire. 

Un tendre hommage servi par la musique, le corps et la voix de Michel Tabarand artiste contemporain, protéiforme, qui prête ses talents de saltimbanque en poésie musicale et nous entraîne à la découverte de cet autre artiste, poète méconnu du 20e s., André Martel.

Une participation financière se fera sous forme de tombola en soutien à la Galerie le Pont des Z’Arts.

Nous vous espérons nombreux pour fêter l’art et commencer cette nouvelle année en nous accompagnant dans ces découvertes !

Collective CURIOSITÉ du 7/11 au 14/12/2025






 

Isabelle BAECKEROOT-SERVANE 8/8 au 21/9/25




 

Isabelle BAECKEROOT

Dans mon travail, je tente de capter avec les couleurs et la matière un accord entre visible et invisible. Qu’il s’agisse de l’eau des rivières ou de fluides plus subtils qui semblent nous porter, de la lumière ou de l’ombre qui jouent à créer des formes familières, végétales, animales ou humaines, de la ligne d’horizon ou de la tension verticale de la cascade, il y a une traversée des apparences vers un lieu où se retrouver.

C’est un passage tendu, ténu, vers des univers imaginaires qui demande de l’attention, et du temps pour tenter (peut-être) de l’accueillir et de le restituer. Je me sers de la transparence du verre où les miettes, les bulles, les couleurs vont faire parler les surfaces et les profondeurs.

www.isabellebaeckeroot.fr

 

SERVANE

Pour rétablir la possibilité d’une peinture contemporaine, la série «Les grands gueules» offre a posteriori une transposition picturale de l’expression populaire. Sa forte présence plastique – grands formats renforçant visibilités chromatique et graphique – renvoie au volume sonore et au «trop» de paroles de la locution.

Investissant le champ lexical de l’expressionnisme abstrait des années 50 et l’urgence du graffiti, «les grands gueules» déballent un graphisme en mouvement : agité, hors maîtrise, offrant un espace de liberté à la texture par projections, dégoulinures et gouttes.

La spontanéité et l’imprudence du propos rendues visibles s’ancrent dans l’improvisation de la démarche. Rien n’est déterminé a priori. Tout se trouve dans l’action.

Paradoxalement, l’«action painting» investit la béance étymologique liée à l’absence d’action, aux bruits et aux parasites du discours. Elle signe plastiquement l’incohérence entre le discours et les actes par retouches, recouvrements, ratures…

Il s’agit enfin d’un retour à une figuration partielle. La série convoque un registre de figures populaires, païennes, issues de l’Art naïf : masques africains, «casse-noisettes du Harz», animaux, icones… sous forme de silhouettes à caractère expressif détourées sur fond clair.

La série convoque un registre de figures populaires, païennes et caricaturales.

https://www.servane.fr/

V. DÉTHIOLLAZ-A. GENÊT-G. SCHIBLER du 16/9 au 30/10

 

Véronique DÉTHIOLLAZ

Série Le Cercle de Craie

Tracer une ligne, la courber, l’arrondir. Faire cercle.
Fermer. Entourer. Enclore.
À partir de ce geste, il y a dedans et dehors.
C’est simple. Tragique ou rassurant. Cercle-refuge, cercle-prison.
C’est tout cela, mon Cercle de craie.
Un cercle de craie rouge dans un désert, où des petites personnes cheminent, errent, fuient, s’effondrent… mais dansent aussi quelquefois.
Des petites personnes qui attendent leur Azdak* sous un ciel parfois plombé, parfois clair.

* Le personnage du juge dans « Le cercle de craie caucasien » de Bertolt Brecht

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Série Voyageurs en rond

Ces Voyageurs en rond transportent leur fardeau d’exil sur la bordure du chemin. Ils se balancent, ils nous regardent. Vont-ils rester dans le cercle et tourner en boucle, revenant sans cesse sur leur pas ? Ou vont-ils préférer le vertige, franchir cette lisière pour plonger dans le vide ?

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Série Trois bulles d’enfance

Trois bulles d’enfance
Jouer avec un cerceau, jouer du tambour, se balancer… Habiter sa mémoire à en perdre la boule.
https://veroniquedethiollaz.ch/

 

Annette GENÊT

La ligne circulaire ?


Une ligne floue ou irrégulière, parfois invisible, mais bien présente. C’est en son centre que, d’instinct, j’ai choisi de me situer par rapport au thème de l’exposition. 
Mon tempérament m’inclinant à l’exploration, cette ligne imaginaire ou même parfois bien réelle peut m’inspirer une idée d’encerclement, de privation de liberté, mais elle peut aussi, au contraire, me donner un sentiment de protection ou d’appartenance. Si d’aventure je me trouve en difficulté hors du cercle, je peux souhaiter ardemment m’y réfugier.
Le monde dans lequel nous vivons me paraît particulièrement inquiétant et les images qui ont surgi en moi se rapportent à la plus grande vulnérabilité de la vie, celle d’une étape qui nécessite une extrême attention pour parvenir à maturité. Par analogie avec tout ce qui est à son commencement et ne peut voir le jour sans une protection attentive, le nid s’est imposé à moi.
Ne cherchez pas de réalisme biologique dans ces œuvres, car il n’y en a pas. Mon souhait est que ces images évoquent la douceur d’une famille attentionnée, quelle qu’en soit la fragile espèce.
https://www.odexpo.com/profil-artiste.asp?id=4109

 

Guy SCHIBLER

La chasse au cercle

Exercice 1 (tirages sur papier) :
Par la photographie, montrer l’omniprésence de la forme circulaire dans le monde, produite aussi bien par la nature que par la main de l’homme. Au hasard des choses et des noms se constitue le début d’une liste infinie : (par ordre alphabétique) ampoule, anneau, arceau, assiette, auréole, ballon, bidon, bobine, bouée, boule, carrousel, cône, couronne, cuve, entonnoir, encyclie, feuille, flacon, fleur, fruit, horloge, jarre, lune, lustre, marmite, montre, meule, nid, oculus, œil, orbite, parapluie, poêle, puits, roue, rouleau, section, socle, soleil, spirale, table, tambour, tipi, tonneau, trou, tube, ventre, verre, volant, yourte… Chaque élément de cette liste apporte sa pierre à une « rêverie du cercle ».

Exercice 2 (diaporama sur tablette) :
Choisir un endroit que l’on aime (ici, ce sera Sa Granja, un musée de Majorque consacré aux traditions populaires de l’île). Partir à la chasse, traquer les formes circulaires. Et confirmer ce que l’on savait : elles sont partout et leur variété est extraordinaire.
https://guyschibler.ch/