Du 17 mars au 23 avril

Annhydride : Pianiste de formation, je me suis tournée vers la peinture dans les années 80, suite à ma rencontre avec un facteur de clavecins pour qui j’ai décoré de nombreux instruments. Durant cette période j’utilisais la gouache, que je vernissais ensuite pour en assurer la pérennité. C’est à ce moment là que j’ai choisi de signer mes œuvres sous le pseudonyme « Annhydride », pour marquer la différence entre les deux périodes, et pour souligner le caractère parfois corrosif de ma peinture. J’ai ainsi peu à peu évolué vers un monde plus abstrait, plus contemporain. Cela m’a amenée à mélanger différentes matières telles que l’acrylique, les encres, les pigments en poudre, les feuilles de cuivre et d’aluminium, etc… Aujourd’hui, ma peinture est tournée vers l’humain et la nature. Côté Humain, elle parle souvent des réalités sensibles et politiques du monde. Côté nature, mes toiles sont des représentations plus ou moins abstraites et plus ou moins imaginaires, souvent inspirées par des atmosphères mystérieuses.

http://www.annhydride.com

 

Jocelyne BESSON GIRARD : Autodidacte, je peins depuis plus de 30 ans.

Le centre de mes recherches est la figure humaine. Je consacre une grande partie de mon travail à faire naître sur le papier ou la toile, sa résonance intérieure, sa sensibilité et sa fragilité, le mystère et le silence qui en émanent.

J’ai découvert la gravure il y a une dizaine d’années. Je suis passionnée par cette forme d’expression artistique qui me permet d’aller plus loin dans ma création. Aujourd’hui, la gravure est devenue indispensable à mon travail. Pouvoir exprimer mes émotions à travers cette technique est un plaisir infini.

http://www.jocelynebessongirard.net/

 

Koen DE WEERDT :  Natif des Flandres, d’origine Belge, Koen De Weerdt a passé son enfance à Nancy, où il a été élève de l’ école nationale des Beaux-Arts.

Il privilégie le dessin a la plume et à l’ encre de chine ; les dessins sont ensuite découpés et collés dans un ensemble surréaliste. Il présente également des travaux à l’acrylique, sur toile.

Sa principale inspiration est le paysage urbain. Il est présent en galeries de France et Suisse.

Primé au Salon du Collage 2014 à Paris, et prix de la Ville de Mâcon 2016.

http://www.artisho.com/Koen-De-Weerdt

 

Christine GOY : Christine Goy est sculpteur depuis plus de 20 ans…Diplômée de l’école des Beaux Arts de Genève, elle est installée dans les contreforts duJura.

A travers ses différentes pièces, elle nous emmène faire le tour du monde : Guerrier Himba ou Guerrier Turkana, l’Afrique est très présente dans ses oeuvres

http://www.christinegoy-sculpteure.fr/

 

Exposition photographies

Il y a l’apparition permanente de nouvelles formes dans la nature, qui suivent le fil des saisons et le bouillonnement incessant de la vie, la nature qui à chaque instant transforme tout ce qui nous entoure. Et il y a notre oeil et notre cerveau, l’instant où l’image apparait, qu’elle vienne de l’extérieur ou de l’intérieur.

C’est avec une vision qui a encore toute sa spontanéité qu’elle ne doit pas perdre en se fixant sur l’objectif que le photographe tente de travailler. Une vision et une impression fugaces dans laquelle, contrairement à la peinture, la main et le talent du peintre n’aura aucun droit pour en dire plus.

Peut-on vraiment traduire ce qu’on ressent lorsqu’on voit ?

Autant de regards différents dans cette exposition dont chaque regardeur pourra s’imprégner.

Les photographes lors du vernissage
Frédérique DIGUET
Alice DOURENN, http://www.alicedourenn.com/
Gabrielle HUESSY
Gilles LANSARD, http://www.gilles-lansard.com/
Jérôme PRUNIAUX, http://jpruniaux.wixsite.com/galerie
Eva RUSSBACH

ici la formidable video de SEYSSEL TV

Du 21 octobre au 4 décembre

 

Quand le format s’impose


Quelle drôle d’idée de proposer une exposition basée sur un format ! C’est pourtant ce qu’expérimente la galerie du Pont des Z’Arts. Un format étroit et allongé : tel est le cadre rigoureux à aménager. L’exercice n’est pas aisé. Par goût de la difficulté ou par jeu, il faut s’y plier. Mais les artistes aiment les défis et ils ont été nombreux à répondre à celui-ci. 


150×30 ou 30×150 : où cela nous conduit-il ? Horizontalement, nous nous représentons peut-être de grands paysages panoramiques ou des corps étendus. Verticalement, nous pouvons imaginer des colonnes, des troncs ou des meurtrières. Mais qui sait si les artistes ne nous emmèneront pas ailleurs. C’est parfois dans le terreau du même que germe la diversité. La liberté, cette magnifique rebelle, se nourrit souvent de la contrainte.

 

Du 9 septembre au 14 octobre

Vivienne Betemps

« Peindre le paysage, le personnage, le portrait,  ont toujours exercé sur moi une attraction irrésistible.  Entrer dans mon atelier déclenche aussitôt ce besoin impérieux de plonger n’importe quel instrument dans la couleur,  même les doigts, même, et surtout,  dans la couleur  » noir »  et d’imprimer sur le premier support qui se présente,  vite,  vite,  une trace, un message,  comme d’étancher une soif longtemps contenue. Vider mon âme, dire quelques mots par quelques signes,  afin d’espérer voir se transformer peu à peu ce bouillonnement intérieur en un calme salvateur.

Peindre,  oui,  mais pourquoi ?   Peut être saurez vous me le dire…….. »

 

Rencontre avec Jean-Jacques Dalmais :

D’abord, l’authenticité saute aux yeux de qui écoute l’homme. Celui-ci séjourne durablement dans son monde, habite sa terre, fonde son chemin. Il enracine sa quête. Il veut aller plus loin que lui – c’est-à-dire enfanter du nouveau, désenfouir l’inattendu en lui, transformer, subvertir l’immuable.

Premiers regards….

L’arbre donne vie à la femme – cette dernière toujours unique et première est–elle déesse antique, prêtresse païenne, vierge christique, simple mortelle compagne de l’homme?

Le bois accouche la primitive mère, réinvente l’amante enfouie, caresse l’enfance perdu.

Sa douce gravité engendre, convoque l’origine.

Une sculpture vous appelle, vous reconnaît déjà, vous élève vers son ciel, éveille vos sens et vos questions, vous invite à ne plus fuir ou méconnaître votre être intime, vous apprend à tenir debout. Elle marche, flâne dans vos rêveries.

Une et multiple, en son corps vivant, en son âme vibrante, elle me parle d’elle, de nous.

Regardez-là, elle attend que vous naissiez au dialogue ou entriez en vous-même.

Quêtons donc l’émotion, la déraison de l’âme, la passion de l’inattendu. Et puis pourquoi chercher du sens à l’envers des choses? Pourquoi violer l’essence créatrice? La substance symbolique? Pourquoi vouloir enfermer l’innommé?

Ne s’agit-il pas, ici et maintenant, d’écouter, d’accueillir le subtil sans mot, la matière que la main de Jean-Jacques Dalmais a façonnée, délivrée, accouchée?

Christian Lux © 2000

Exposition singulière

Jean Pierre PAIN: http://jeanpierrepaingravure.unblog.fr/

Principe originel, feu central.

Paroles auréolées par la radiance.

Comme un alliage médiéval qui peut transmuer mon amertume en mercure aurifère.

Je suis forêt obscure à l’ombre de l’épiderme.

Je suis avant que n’apparaissent les signes sur le vernis.

Je suis amour amer et dernière sensation.

Métal ressuscité sous le burin d’acier qui traverse l’espace pour engendrer la forme.

 

ANAKA: http://www.anaka.org/

Peinture à rebours et écriture miroir sur plexiglas, techniques mixtes

Anaka joue avec les mots, les met en couleurs et en musique.

Son support, le plexiglas. Sa transparence et sa légèreté deviennent la partition d’une symphonie intérieure que chacun écoute à sa façon, toujours singulière.

ANAKA se déplace avec sa Digue, jolie petite caravane entièrement décorée et dans laquelle elle fera des interventions, telles que des tirages et des ateliers anak’art pendant l’exposition.

Thierry CHOLLAT: http://www.thierrychollat.com/

Depuis près de deux ans, j’élabore une série de sculptures abordant la musique avec une palette instrumentale, organique, en mouvement, comme autant d’interprétations d’instruments et de regards portés par différents spectateurs.

Dans ma recherche, l’instrument en tant que repère se dématérialise comme objet pour revêtir une part d’humanité.

Dans un élan en perpétuelle évolution, s’immisce l’invitation à explorer l’écho de nos concertos imaginaires… 

La sculpture engendre une musique des yeux, emporte le spectateur vers un étrange voyage où tremble la Nature, dans une nouvelle forme de synesthésie.

 

RELINDIS www.relindis.com

Colorées et spontanés sont sans aucun doute les premiers mots qui viennent à l’esprit devant les toiles de Relindis.

Gloria Colomb, de son nom d’artiste, Relindis, dessine depuis son plus jeune âge. Elle a, au long de sa vie d’artiste, utilisé diverses techniques comme l’aquarelle, le mélange de vernis et pigments et s’est même essayé à la photographie.

Après une période inspirée par les Caraïbes et une autre fortement influencée par le Pop Art, Relindis trouve sa voie d’artiste dans un monde semi-figuratif alliant la nature et un monde imaginaire qu’elle représente par des dessins au crayon ou des peintures.

Pour décrire sa démarche artistique on pourrait dire qu’il s’agit d’oeuvres naturalistes avec une tendance surréaliste.

 

Du 13 Juillet au 7 Août 2016

 


Clarisse Roche, sculptures.


Du végétal au minéral, l’art et la matière. À sa manière, l’artiste redéfini le bois et la terre. Dans son univers original, elle unifie parfois les deux pour un retour aux sources alliant force et majesté. Il est rare de la voir en pleine création, mais pour ceux qui ont cette chance, ce qui marque, c’est la générosité du geste.

 

Florence GHAFOUR

Ma recherche concernant la peinture s’articule autour de traces déposées par un geste lâché, geste qui constitue l’essentiel de tous mes points de départs.

L’étape suivante est le rapprochement de ce lâché avec la pensée par le travail de l’imagination, mettant en correspondance les affinités, les analogies…

L’utilisation de matériaux simples(carton, papier…), souvent récupérés, me permet une approche encore différente de la matière.

Certains de mes récents travaux, bien qu’abordés différemment les uns des autres, évoquent le thème de la migration
et seront présentés à l’exposition à Seyssel

 

Fréderic NEFF

Peinture technique mixte.

Base acrylique, pigments, poudre de marbre, encre, gesso.

Je peins depuis 1994

Mon travail consiste à nuancer les matières en alternant les empâtements, en découvrant par frottements ce qu’il reste sous les couches successives jusqu’à obtenir les contrastes et lumières nécessaires à la composition de l’image.

Le sujet n’est finalement que prétexte au plaisir de rendre la matière agréables au toucher de l’œil en jouant avec ses lumières, ses couleurs et ses aspérités.

Si la ligne d’horizon qui traverse la surface de la toile nous maintient dans la figuration en suggérant un paysage, elle symbolise aussi le fil sur lequel je garde l’équilibre, avant que cette ligne un jour ne bascule et m’entraîne plus encore dans l’univers de l’abstraction.

La ligne horizontale

Y a-t-il au monde une forme à la fois plus simple, plus présente et plus fondamentale que la ligne horizontale? Trois artistes ont tenté de l’approcher et d’en saisir l’essentiel.

 

Véronique Déthiollaz

Elles flottent en eau douce. Barques sans mâts ou mâts tombés. A moitié dessus, à moitié dessous. Flottent sur l’étang, la terre inondée. Dérivent entre les roseaux. Bois flottés.
Ciel et terre séparés. Jour-nuit. Blanc-noir. Bruine et pluie dessus. Parfum de tourbe dessous. Monde d’en haut, monde d’en bas. Entre deux, la ligne. Un fil, un sillon, un sillage, une griffure, le faîte d’un mur. Entre deux le trait, la tache, la coulure. Passage improbable.

Annette Genêt

Ligne horizontale, auréole de ma planète, départ pour l’infini. Innombrables points, microcosmes inconnus où s’entrecroisent tous les insaisissables. Voie ouverte à la rêverie, ligne d’envol pour d’improbables destinations. Inaccessible et vaste horizon. Grand large, liberté fantasmée, aventureux vaisseau offert au néant. L’eau, mon centre de gravité, lacs ou mers calmes, douce harmonie, mon regard s’y repose et mon cœur y est heureux.

 

Guy Schibler

La ligne horizontale est riche d’une grande variété de sens. L’homme la rencontre évidemment grâce à la ligne d’horizon. Mais ensuite il se l’approprie. Il en fait par exemple le moyen d’une séparation entre le haut et le bas. Ou alors la trace d’un passage, l’épure d’un parcours. Opposée à la ligne verticale, elle peut encore désigner l’attachement au sol, l’esprit d’immanence… J’ai tenté de saisir quelques-uns de ses traits par l’image photographique.

Galerie d'art associative